Interview de Jo Ann Von Haff

jo-annGrâce à notre partenaire Blackmoon Romance, j’ai eu la chance de découvrir son roman « La réelle hauteur des hommes ». Ce fut un coup de coeur autant pour le livre que pour l’auteur. 

Jo Ann von Haff est née en Angola (Lobito), Afrique Australe. D’origines germano-portugaises, elle fait ses premiers pas à Cuba (La Havane), grandit trilingue entre l’Angola (Luanda) et le Portugal (Lisbonne), et passe son Bac littéraire en Afrique du Sud (Johannesburg).

Elle entame des études de psychologie clinique à Montpellier, puise son inspiration dans les traumatismes psychiques autant que physiques, avant de suivre une formation au métier de correcteur à Paris et créer Jotä Desk, sa petite entreprise d’aide aux écrivains, aux éditeurs et aux blogueurs.

• Depuis combien de temps écrivez-vous?
J’écrivais des poèmes que je présentais en classe ou encore des rédactions (farfelues, quand j’y pense) au collège, mais j’ai écrit mon vrai premier roman (après quelques essais ratés) à 16 ans. Je ne me suis plus arrêtée depuis, passant par des phases et des renouveaux parfois assez drastiques.

• Où puisez-vous votre inspiration?
Partout, mon cerveau n’est pas très compliqué. Il est d’ailleurs une éponge assez dangereuse parce qu’il n’a pas de filtre. Une musique, une série, un événement quelconque, la météo, un verre qui se casse, la vaisselle… tout est bon pour lui, un peu moins pour moi parce que je n’aurai pas assez de cette vie pour tout écrire ! Je consigne mes idées dans un tableau où je peux les réorganiser, les fusionner ou les diviser. (Sinon, ce serait une catastrophe.)

• Pourquoi avoir re-édité « La réelle hauteur des hommes »?
Ce n’était pas prévu !
J’ai eu beaucoup de chance parce que deux éditrices ont été touchées par cette romance un peu différente, et elles ont osé la publier alors que ce n’est pas évident. Avec Black Moon Romance, c’est une nouvelle vie et une meilleure visibilité pour mes héros et j’en suis très contente.

• Comment avez-vous eu l’idée de créer ce roman?
Je regardais Game of Thrones ! Le jour et la nuit, non ? 😉
Je suis fascinée par les réactions des gens, par leur façon de se défendre (ou de fuir) face à certains événements. Parfois, l’éducation est une raison, mais c’est également une excuse. Il y a une scène en particulier qui m’avait bouleversée et j’ai eu envie d’explorer ces personnages fantasy dans un contexte contemporain.

• Travaillez-vous sur un nouveau projet?
Si je n’écris pas, je suis en train de corriger un projet plus ancien. Je viens de boucler les corrections éditoriales de ma prochaine sortie, et j’essaie de terminer mon Camp Nano de juillet, disponible en lecture libre (sur http://www.joannv.com) le temps d’y mettre le point final.

• Sauf erreur de ma part, vous exercez la profession de correctrice. Arrivez-vous à avoir le recul nécessaire sur vos écrits?
Comme beaucoup, je suis ma pire critique et je suis assez perfectionniste. Entre le premier jet et la publication de mon roman Aujourd’hui ne se termine jamais, par exemple, j’ai eu besoin de 15 ans. J’avais beau aimer mon idée et mes personnages, je n’aimais pas ma façon de raconter cette histoire. Puis un jour, j’ai eu le déclic et j’ai enfin trouvé la vraie voix de ce roman. Pour d’autres textes, c’est l’inverse : je trouve le ton dès la première phrase.
Mais c’est quand je corrige les autres que je comprends mieux mes propres erreurs. Les écrivains qui travaillent des deux côtés de la barrière, soient-ils correcteurs, éditeurs ou traducteurs, ont tout autant besoin de correcteurs, d’éditeurs et de traducteurs. On ne se suffit pas. C’est un exercice d’humilité et d’équilibre, je pense.

• Avez-vous d’autres passions ?
Manger ? Mes personnages passent (trop) souvent à table ! J’ai même écrit une série de romances 100 % gourmandes où la cuisine est le point de départ.
À part manger, j’aime voyager et découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles langues. Je suis née en Angola, mais j’ai également vécu à Cuba, au Portugal, en Afrique du Sud et en France. Mes personnages voyagent pas mal aussi, certains plus que d’autres, mais le monde est si vaste, ce serait dommage de les cantonner aux mêmes quartiers…

• Quels conseils donneriez-vous aux auteurs débutants?
Les conseils sont un peu comme les recettes familiales : tout le monde a sa version et pour tout le monde, sa version est la meilleure, mais voici mon top 3 : coupez-vous les ongles avant de vous lancer dans une séance d’écriture intensive comme les pianistes (cela ne s’applique bien sûr pas à ceux qui écrivent à la main !) ; faites-vous relire (un œil extérieur vous permettra de dégager les lacunes et les points forts de votre texte, sans oublier que ça vous prépare à la critique !) et soyez patients. L’édition a son propre espace-temps et c’est peut-être assez démoralisant quand on compte en fonction de mois, voire d’années, pour voir un projet aboutir. Mais quand le projet est sérieux, ça vaut le coup.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’ai hâte de vous lire à nouveau.

Carole

Bonus :

la-reelle-hauteur-des-hommes-813651Melanie, jeune illustratrice, ne commence pas sa journée sans avoir lu le billet de neuf heures du blog La Réelle Hauteur des Hommes. Elle ne veut pas se l’avouer, mais elle a le béguin pour Littlejohn, son auteur anonyme. Sa meilleure amie, Alice, se moque constamment d’elle. Comment avoir le béguin pour un homme qu’on n’a jamais vu, et qui écrit exactement ce que les filles en mal de Prince Charmant veulent lire ?

   « Littlejohn » cache plus que son vrai nom derrière ce drôle de pseudonyme. La relation virtuelle qu’il noue avec Melanie est aussi inattendue qu’enivrante. Mais plus ils se rapprochent, plus s’impose à lui la question : est-il prêt à se dévoiler ?

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