Angor – Franck Thilliez

Fleuve Editions- 2014- 610 pages

••••• Résumé

D’où vient ce cauchemar qui la hante depuis sa greffe de cœur ? Camille, gendarme à Villeneuve-d’Ascq, voit chaque nuit une femme enfermée l’appeler au secours. Un rêve aussi réel qu’un souvenir. Elle n’a dès lors plus qu’une obsession : retrouver l’identité de son donneur.
À une centaine de kilomètres de là, Sharko et Henebelle n’ont guère le temps de pouponner leurs jumeaux : une femme, victime d’une longue séquestration, les yeux presque blancs, dépourvus d’iris, a été découverte… sous un arbre.
Et leur enquête prend un tournant plus curieux encore lorsque Franck comprend qu’à chaque nouvelle piste, il est devancé par une jeune femme, gendarme dans le Nord… .

••••• Mon avis

 

Super moment de lecture

En fait, j’adorais déjà l’auteur bien avant d’entamer ce livre. Son genre de prédilection, un mélange subtil de polar et de phénomènes rares et inexpliqués abordés par leur côté scientifique, est un cocktail qui, chez moi, fait mouche à tous les coups. Et comme cela faisait un moment que je ne m’étais pas replongée dans un Thilliez, c’est avec un plaisir anticipé que je me suis jetée sur « Angor ».

Pendant les deux premiers tiers du livre, malgré quelques ratés (longueurs et incohérences) traduisant certainement une pression de l’éditeur pour faire paraître le livre au plus vite, je peux dire que je me suis amusée. Les héros de l’histoire, Franck Sharko et Lucie Hennebelle, sont des personnages récurrents. Je les ai retrouvé avec joie, même s’ils ont fortement évolué dans leur situation comme dans leurs caractères. Le personnage de Camille, quant à elle, fait son apparition dans ce roman mais il est fort probable que nous en réentendions parler.

Concernant l’enquête, on jongle comme d’habitude entre du roman policier bien noir et sanglant (ici le trafic d’organes) et un mystère scientifique peu ou pas expliqué (dans le cas présent, la mémoire cellulaire). Le vocabulaire est volontairement centré sur le cœur et tout ce qui tourne autour, à commencer par le titre. Je n’en dirai pas beaucoup plus au risque de vous gâcher la lecture.

De bons moments, donc, jusqu’au dernier tiers du livre, et plus particulièrement les 10-15 dernières pages où les déceptions se sont succédé :

 – premièrement, la fin terriblement prévisible. Jusqu’au bout, j’ai espéré être en train de me faire balader par l’auteur, et j’ai guetté le retournement de situation qui ferait toute la différence. Hélas, en vain.

 – deuxièmement, l’arrivée du grand complot mondial où tous les méchants les plus méchants ne sont rien face au super boss encore plus méchant et qui nous attend… dans le prochain livre, bien sûr. Rien de plus que de la mauvaise publicité pour convaincre le lecteur de rester accroché. Ce qui me donne évidemment envie de faire l’inverse.

+++++ Ce qui m’a vraiment plu

La recette habituelle : intrigue policière + mystère scientifique.

Certains passages gorgés de suspense et ayant fortement attisé ma curiosité. Le Styx par exemple (je n’en dirai pas plus sous peine de spoiler le roman : les lecteurs comprendront, les autres devront aller se faire leur propre idée !).

– – – – Ce que j’ai moins aimé

Les ratés (longueurs et incohérences, comme dit plus haut) qui transforment l’excellent Franck Thilliez des débuts en un romancier moins subtil, moins travaillé, très certainement victime de son succès.

La fin, qui m’a vraiment… laissée sur ma faim !!!

••••• Pour conclure

Cet aboutissement déplorable a malheureusement gâché tout le divertissement que m’avait procuré le livre en me laissant avec un goût amer de déception et d’inachevé. De ce fait, j’ai longtemps hésité sur la mention à lui accorder. J’ai fini par lui attribuer tout de même un « super moment de lecture » car soyons honnêtes, je me suis malgré tout agréablement divertie pendant une grande partie de l’histoire.

« Attendre un organe, c’était s’accrocher à une bouée de sauvetage au milieu de l’océan en espérant qu’un bateau passe. »

••••• A qui plaira ce livre ?

Aux fans de Franck Thilliez. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore et qui souhaiteraient le découvrir, je conseillerais plutôt de piocher dans ses précédents livres. « Le syndrome E », par exemple, où l’on trouve les débuts du duo Sharko / Hennebelle.

Claire

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