Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ▬ Harper Lee

Couverture Ne tirez pas sur l'oiseau moqueurLe Livre de Poche – 1960 – 447 pages

••••• Résumé

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort..

 

 

••••• Mon avis

J’ai adoré

 

Ce grand classique de la littérature américaine traînait dans ma Pile à Lire depuis un moment. Du haut de ses 400 et quelques pages, il m’effrayait un peu ce roman et pourtant, j’avais très envie de le lire, sachant les sujets abordés. J’ai finalement plongé dans ce livre et il m’a fallu presque 3 semaines pour en venir bout, mais je peux vous jurer que ce fut une agréable lecture!

▬ Scout est notre hôte dans ce roman à la première personne, où l’on suit cette petite fille de 8 ans, qui colle aux basques de son frère toute la journée, voue un culte à son père bien aimé, avocat de profession, et adore fait tourner en bourrique sa bonne. Plongé au cœur des Etats-Unis, dans l’Alabama des années 30 où la ségrégation raciale créée des tensions au sein de la population, nous découvrons cette atmosphère particulière à travers le regard de cette petite fille pétillante.

▬ A l’aube du Mouvement des droits civiques, qui débutera au milieu des années 50, ce roman plante le décor sur une petite ville d’un état sudiste, grâce au regard naïf de Scout, qui ne comprends pas forcément tout ce qui se passe. Tout le génie de cette œuvre, c’est cette vision enfantine du monde, que nous analysons avec notre statut d’adulte. L’auteur n’hésite pas à dénoncer le système d’éducation de l’époque ainsi que les failles du système juridique. Elle met également en avant la stigmatisation des « redneck« : stéréotype du campagnard américain, la ségrégation raciale, la façon – très conservatrice – de penser de certains habitants de Maycomb. Ce roman, témoignage d’un passé peu glorieux, n’est en rien démodé et certains préjugés persistent encore à notre époque ! 

▬ Les personnages sont attachants à commencer par Scout, il est facile de se prendre d’affection pour les personnages principaux comme pour les personnages un peu moins présents, comme le mystérieux Boo par exemple. Certains protagonistes sont aussi détestables, comme la voisine malade, mais l’auteur réussi à nous montrer leurs différentes facettes et beaucoup de jugements portés en début de lecture, s’effondrent au fil des pages. 

▬ Ce roman est assez lent au départ, peut-être pour amener la lourdeur de l’atmosphère de l’histoire, cette chaleur humide d’été, pour planter le décor!  Mais d’autres parties du roman sont un peu plus rythmées comme l’histoire de Boo. Le récit alterne deux vitesses et c’est parfois un peu déroutant. 

▬ Harper Lee, dont j’ai découvert l’écriture grâce à ce premier roman, nous embarque tout de suite. On plonge dans son univers, les mots choisis nous font ressentir énormément de choses à la lecture de ce roman. 

+++++ Ce qui m’a vraiment plu

▬  L’atmosphère de ce roman, les mots choisis par l’auteur ont réussi à me donner chaud pendant la lecture du procès, ou me faire frissonner lorsqu’un épisode de neige tombe sur Maycomb.

▬  Suivre Scout! Découvrir l’histoire au travers des yeux d’une enfant, c’est parfois naïf mais surtout innocent. J’ai plus d’une fois sourit en découvrant les réactions de cette petite fille face à des situations d’adultes.

– – – – Ce que j’ai moins aimé

Quelques longueurs, il se passe un certain temps avant que le procès ne commence. A plusieurs reprise j’ai failli décroché de ma lecture.

▬  Manque de regards extérieurs, j’aurais bien aimé avoir le point de vue de Boo Radley par exemple.

••••• Pour conclure

Un classique dans l’air du temps, qui fait écho au monde actuel. Les choses changent – heureusement – mais certaines habitudes et bons nombres de préjugés ont la vie dure.

Ce passage est tellement vrai, tellement indémodable. D’ailleurs, c’est une idée que je soumets souvent aux élèves « se mettre à la place des autres »:

« Tu ne comprendras jamais personne tant que tu n’envisageras pas la situation de son point de vue… »

••••• A qui plaira ce livre ?

Grand classique de la lecture américaine, vous aimerez sûrement si vous êtes un fan du genre. Il vous plaira aussi, si vous vous sentez concerner par le racisme et la façon dont les Noirs étaient vus dans l’Amérique des années 30.

Si vous avez aimé ce roman, je vous conseille « La couleur des sentiments » de Katheryn Stockett.

••••• A savoir

L’auteure n’avait jamais sorti d’autres romans jusqu’à récemment. Publié en 2015, « Va et poste une sentinelle »  est la suite de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » où l’on retrouve Scout 20 ans après.

Nanie

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2 réflexions sur “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ▬ Harper Lee

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