On donne la parole à… Anne

Aujourd’hui, nous faisons connaissance avec Anne, mariée et mère de deux enfants, qui m’a gentiment accueillie chez elle avec une tasse de thé pour échanger sur sa vie de lectrice.

Bonjour Anne, merci beaucoup de bien vouloir répondre à mes questions !

Tout d’abord, quel lectrice es-tu ? Occasionnelle, assidue, vorace ? Oh, je reste une lectrice occasionnelle, mais c’est surtout parce qu’il me faut du temps pour lire un livre…

   lecteur 26

Quel est ton premier souvenir de lecture ? J’ai eu une adolescence très difficile, et la lecture était un refuge pour moi. J’ai commencé à m’y mettre à quatorze ans, c’était une échappatoire.

En règle générale, qu’est-ce qui te fait choisir un livre ? Je marche avant tout au coup de cœur pour la couverture, parfois au résumé aussi mais surtout la couverture. Une mauvaise couverture peut être rédhibitoire pour moi, c’est peut-être dommage car cela peut me faire passer à côté d’un bon livre, mais c’est comme ça.

Quel est le livre qui se trouve en ce moment sur ta table de chevet ? J’en ai deux ! « Câlins assassins » de Delphine Paquereau, qui traite du syndrome de Münchhausen par procuration, et « Au-delà du mal » de Shane Stevens qui parle d’un tueur en série.

De quel livre en particulier aurais-tu envie de me parler aujourd’hui ? De l’un des seuls livres que j’ai lus en moins d’une semaine ! « Dolores Claiborne » de Stephen King, un beau livre avec un personnage très fort, qui sort de son genre habituel.Dolores Claiborne par King

A Little Tall, on ne sais toujours pas exactement ce qui s’est passé il y a trente ans, et si l’accident qui, le jour de l’éclipse, a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne était vraiment un accident…

Aujourd’hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée : la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, vient d’être découverte morte dans sa demeure.

Seul témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéale. Elle n’a désormais plus le choix : elle doit passer aux aveux. Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, se souvenir de l’horreur qu’elle a vécu il y a trente ans. Dire toute la vérité : une vérité terrifiante.

Si tu devais me décrire ce livre en trois mots, quels seraient-ils ? Forte. Combative. Bouleversant.

Peux-tu me parler d’une scène qui t’a marquée ? Il faut savoir que l’un des personnages, Vera, la patronne de Dolores, est en fauteuil roulant. Dans un passage du livre, elle est allongée et Dolores est dans sa chambre pour faire ses draps et changer son bassin. Et Vera, rien que pour l’embêter, se force à déféquer sur le lit.

Qu’as-tu pensé lorsque tu as refermé ce livre ? J’ai eu de l’admiration pour le personnage de Dolores. On ne peut pas rester indifférent.

A qui l’offrirais-tu ? A toi ! Je ne connais pas d’autres lecteurs dans mon entourage et c’est un livre qu’il faut savoir apprécier.

« Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par amour… l’amour qu’une mère ressent pour ses enfants. C’est l’amour le plus fort qu’il y a dans ce monde, et c’est le plus terrible. Y’a pas de pire garce sur terre qu’une mère qui a peur pour ses gosses. »

Merci beaucoup Anne pour ces instants que tu m’as accordés… et pour le thé !

Claire

 

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